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Amedeo Modigliani - Portrait de Guillaume Apollinaire
Amedeo Modigliani
Portrait de Guillaume Apollinaire
Dessin
Mine de plomb sur papier
signé "APOLINAIRE"en bas à droite
175 x 110 mm
Provenance: Anciennes collections Guillaume Apollinaire, puis Lionel Prejger.
Expositions : Guillaume Apollinaire, Bibliothèque nationale, 21 octobre - 31 décembre 1969 (n° 441 du catalogue), Modigliani, Milan, Fondation Gianadda, 19 juin - 28 octobre 1990 (n° 62 du catalogue).
Bibliographie / Reproductions : Raffaele Carrieri, Iconografia italiana Apollinaire, Milan, 1954 (reproduit sur les deux plats de couvertures et planche III). Guillaume Apollinaire, Genève, Pierre Caillier, 1965 (n° 106).
Superbe portrait d’Apollinaire par Modigliani.
Guillaume Apollinaire et Modigliani s’étaient rencontrés à l’époque de Montmartre. En 1907, le peintre écrivit à sa mère : « Un garçon né à Rome de mère polonaise et de père italien se fait appeler Apollinaire. Il est employé de banque, écrit des poèmes et des articles de journaux. Grâce à lui j’ai vendu quelques toiles. »
Ce portrait fut dessiné chez Baty, « le dernier marchand de vin » de Montparnasse, petit restaurant à l’angle de la rue Delambre et du boulevard Montparnasse, fin 1916 ou début 1917.
Le poète y est représenté de trois quarts, tête nue, sans son bandeau, portant moustache et barbe taillée en pointe. Il est en uniforme, une médaille militaire accrochée à la poitrine.
La main de Modigliani est immédiatement reconnaissable. Les petits yeux en amande sont ceux que l’on retrouve dans la plupart de ses portraits. Ils éclairent ici la large face qui, par son côté monolithique n’est pas sans rappeler les sculptures sur pierre de l’artiste.
C’est en grande partie ce mélange de force granitique et de délicatesse qui rend ce portrait unique.
Il existe un second dessin de Modigliani représentant Apollinaire, réalisé à la même période. Mais le poète, en costume cravate avec une moustache et une barbiche soigneusement taillées et peignées y apparaît fort peu ressemblant.
Le présent portrait, au contraire, restitue l’image du poète, vu à travers le prisme de l’art si particulier de Modigliani.
Une représentation d’Apollinaire tellement réelle et moderne.
Amedeo Modigliani
Portrait de Guillaume Apollinaire
Dessin
Mine de plomb sur papier
signé "APOLINAIRE"en bas à droite
175 x 110 mm
Provenance: Anciennes collections Guillaume Apollinaire, puis Lionel Prejger.
Expositions : Guillaume Apollinaire, Bibliothèque nationale, 21 octobre - 31 décembre 1969 (n° 441 du catalogue), Modigliani, Milan, Fondation Gianadda, 19 juin - 28 octobre 1990 (n° 62 du catalogue).
Bibliographie / Reproductions : Raffaele Carrieri, Iconografia italiana Apollinaire, Milan, 1954 (reproduit sur les deux plats de couvertures et planche III). Guillaume Apollinaire, Genève, Pierre Caillier, 1965 (n° 106).
Superbe portrait d’Apollinaire par Modigliani.
Guillaume Apollinaire et Modigliani s’étaient rencontrés à l’époque de Montmartre. En 1907, le peintre écrivit à sa mère : « Un garçon né à Rome de mère polonaise et de père italien se fait appeler Apollinaire. Il est employé de banque, écrit des poèmes et des articles de journaux. Grâce à lui j’ai vendu quelques toiles. »
Ce portrait fut dessiné chez Baty, « le dernier marchand de vin » de Montparnasse, petit restaurant à l’angle de la rue Delambre et du boulevard Montparnasse, fin 1916 ou début 1917.
Le poète y est représenté de trois quarts, tête nue, sans son bandeau, portant moustache et barbe taillée en pointe. Il est en uniforme, une médaille militaire accrochée à la poitrine.
La main de Modigliani est immédiatement reconnaissable. Les petits yeux en amande sont ceux que l’on retrouve dans la plupart de ses portraits. Ils éclairent ici la large face qui, par son côté monolithique n’est pas sans rappeler les sculptures sur pierre de l’artiste.
C’est en grande partie ce mélange de force granitique et de délicatesse qui rend ce portrait unique.
Il existe un second dessin de Modigliani représentant Apollinaire, réalisé à la même période. Mais le poète, en costume cravate avec une moustache et une barbiche soigneusement taillées et peignées y apparaît fort peu ressemblant.
Le présent portrait, au contraire, restitue l’image du poète, vu à travers le prisme de l’art si particulier de Modigliani.
Une représentation d’Apollinaire tellement réelle et moderne.